« Des fois, je peins et il n'y a rien, des fois je peins et il y a tout. Et puis parfois aussi, il n'y a rien du tout »
C'est avec ce genre de phrase sibylline que MARKKO vous sèche en interview lorsqu'il parle de sa peinture. Autodidacte complet versé d'abord dans la musique, notre artiste, qui a longuement travaillé avec Franck Langlolff ou Yannick Noah, ne s'est pris d'amour pour les pinceaux qu'une fois passée la cinquantaine.
Mais comme tout véritable artiste, il s'est nourri de toutes ses expériences de vie, de toutes ses rencontres pour aujourd'hui retranscrire sur les toiles tous les fracas du monde avec une évocation poétique surprenante.
Lui qui voyage essentiellement entre Rouen et Pont l'Evêque, peint des tiles qui vous emmènent à l'école de Cuba sur le malecon de La Havane, ou aux confins des ghettos d'Afrique du Sud avec une justesse incroyable agrémentée de ce que les experts appellent "une véritable vision d'artiste".
Inspiré par la bande dessinée comme par les graffitis, par les instruments de musique comme par les couleurs de la rue, MARKKO semble avoir tout ingéré de notre époque tourmentée. Puis avec ce don unique qui lui apartient, il réussit tel un journaliste pictural à ne recracher que l'essentiel de notre actualité.
Ses formats de taille standard remplissent l'espace au-delà de leurs véritables dimensions et vous interpelleront sur l'essence de notre monde contemporain.










